La cathédrale arménienne catholique Notre-Dame de Narek (Notre-Dame du Rosaire) de Bagdad

La cathédrale arménienne catholique Notre-Dame de Narek (Notre-Dame du Rosaire) se situe à 33°18’16.4″N 44°25’43.1″E et 39 mètres d’altitude, dans le quartier al Karada al-sharquiya de Bagdad, à côté du théâtre national.

L’archevêché arménien catholique de Bagdad a été fondé le 29 Juin 1954, alors que vivaient déjà en Irak plusieurs milliers d’Arméniens Catholiques. L’église catholique arménienne en Irak compte deux églises à Bagdad : la cathédrale Notre Dame de Narek (Notre-Dame du Rosaire) et l’ancienne cathédrale du Sacré Cœur de Jésus.

La cathédrale arménienne catholique Notre-Dame de Narek (Notre-Dame du Rosaire) a été consacrée le 18 octobre 1998 après 6 ans de travaux. Construite par un ingénieur arménien d’Égypte, l’édifice est typique de l’architecture sacrée arménienne.


Photo : Cathédrale catholique arménienne Notre-Dame de Narek de Bagdad. Février 2018 © Pascal Maguesyan / MESOPOTAMIA

Localisation

La cathédrale arménienne catholique Notre-Dame de Narek (Notre-Dame du Rosaire) se situe à 33°18’16.4″N 44°25’43.1″E et 39 mètres d’altitude, dans le quartier al Karada al-sharquiya de Bagdad, à côté du théâtre national.

Mur de protection et barbelés autour de la cathédrale catholique arménienne Notre-Dame de Narek de Bagdad.
Avril 2018 © Laith Basil Nalbandian / MESOPOTAMIA

Sources de la présence arménienne en Irak

Les sources de la présence arménienne en Mésopotamie ont accompagné l’histoire des siècles dès l’Antiquité.  Au Ier siècle avant J.-C. l’Adiabène (dont Arbelès / Erbil fut la « capitale ») fut partie intégrante du Royaume d’Arménie de Tigrane II le Grand. Au tout début du IVe siècle, l’Adiabène était encore la marche méridionale de l’Arménie, devenue en l’an 301 le tout premiera royaume chrétien de l’histoire. « Probablement aussi, il y eut vers 328-329 une entrevue entre les deux seuls souverains chrétiens de l’époque : l’empereur romain Constantin Ier et l’Arménien Tiridate III. Constantin Ier confirma le rôle de Tiridate III pour l’évangélisation de l’Orient. C’est ainsi que des missionnaires arméniens participèrent à l’évangélisation de la Mésopotamie et du royaume sassanide, comme le  relate l’historien grec Sozomène, vers 402 : « Ensuite, parmi les peuples voisins, la croyance progressa et s’accrut d’un grand nombre et je pense que les Perses se christianisèrent grâce aux importantes relations qu’ils entretenaient avec les Osroéniens[1] et les Arméniens (…) »[2] ».

Au XVIIe siècle de nouvelles communautés arméniennes s’implantèrent en Mésopotamie irakienne après que le Perse Shah Abbas Ier eût conquis Bagdad en 1623. Dans les toutes premières années du XVIIe siècle, le roi perse déporta la population arménienne de Djougha (ancienne cité arménienne du Nakhitchevan sur la rive nord de l’Araxe). 12000 Arméniens furent ainsi réimplantés dans la Nouvelle Djougha, aux portes d’Ispahan, afin de participer au développement de la nouvelle capitale de l’Empire perse séfévide. À la mort du Shah, les Arméniens de Perse connurent une période de troubles. Nombre d’entre eux se déplacèrent en Mésopotamie et s’installèrent notamment à Bassorah (sud de l’actuelle Irak), tandis que d’autres poursuivirent leu chemin jusqu’en Inde.

La reprise de Bagdad en 1638 par le sultan ottoman Mourad IV avec l’aide de soldats arméniens ottomans ouvrit un nouvel épisode de l’implantation arménienne à Bagdad. Tout au long de la domination ottomane et jusqu’au déclin de l’Empire au début du XXe siècle, les Arméniens développèrent leurs institutions, tant et si bien qu’au début du XIXe siècle ils étaient dit-on près de 90 000 en Irak[3].

Le génocide des Arméniens de l’Empire ottoman en 1915-1917 constitua une ultime et dramatique source migratoire des Arméniens vers la  Mésopotamie irakienne. Déportés des provinces orientales de l’Empire, venant du nord (Diyarbakır) le long du Tigre, de l’ouest (Ras-al-Aïn) le long de la ligne de chemin de fer allant d’Alep à Bagdad, mais aussi de Van en passant au préalable par la Perse, les Arméniens parvinrent dans certaines zones de relégation à Zakho, Havresk, Avzrok, mais aussi Mossoul, Bakouba et Kirkouk. À cet égard, il faut évoquer un tragique épisode. En janvier 1916 en 2 nuits seulement, 15000 déportés arméniens à Mossoul et dans ses environs furent exterminés, attachés 10 par 10, et jetés dans les eaux du Tigre. Déjà, bien avant ce carnage, dès le 10 juin 1915, le consul allemand à Mossoul, Holstein, télégraphia à son ambassadeur des scènes édifiantes :

«614 arméniens (hommes, femmes, enfants) expulsés de Diarbékyr et acheminés sur Mossoul ont tous été abattus en voyage pendant le voyage en radeau (sur le Tigre). Les kelek sont arrivés vides hier. Depuis quelques jours le fleuve charrie des cadavres et des membres humains (…)[4]»

Aujourd’hui, les Arméniens d’Irak sont pour la plupart des descendants des rescapés du génocide de 1915. Politiquement effacés, connus pour leur loyauté, ils développèrent leurs infrastructures éducatives, sociales et religieuses.

Très majoritairement membres de l’église apostolique arménienne (autocéphale depuis son origine en l’an 301), les Arméniens d’Irak comptent également nombre de catholiques ainsi qu’une petite communauté évangélique.

Après le renversement de Saddam Hussein en 2003, la situation s’est considérablement dégradée. Les attaques islamico-mafieuses contre les Chrétiens irakiens ont également visé les Arméniens et leurs églises. Le 1er août 2004, la cathédrale arménienne catholique Notre Dame du Rosaire, à Bagdad, dans le quartier de Karada, a été ciblée par un attentat à l’explosif.  Une église arménienne en construction à Mossoul a également été visée le 4 décembre 2004. Depuis près de 20 ans, l’émigration des Arméniens d’Irak est rythmée par ces différentes vagues de violence. La bataille de Mossoul au cours de l’été 2017 et l’intensité des bombardements a également affecté le patrimoine arménien. Avant 2003, il y avait vraisemblablement plus de 25 000 Arméniens en Irak, aujourd’hui les responsables communautaires parlent de 10000 à 13000 Arméniens en Irak. La moitié habiterait encore Bagdad. Les autres vivent au Kurdistan d’Irak, à Kirkouk, à Suleymanié ainsi qu’à Bassorah. Il n’y a plus d’Arméniens à Mossoul.

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[1] Les Osroéniens sont les habitants d’Édesse. De son nom antique Osroé, Édesse fut une grande cité-capitale de l’Antiquité, avant de devenir un des plus grands centres de diffusion du christianisme dès l’époque paléochrétienne. La tradition arménienne rapporte que le roi d’Édesse et d’Arménie, Abgar V, voulut accueillir le Christ en son royaume, et lui fit parvenir un message à cet effet. Ce n’est pas le Christ qui vint à Édesse mais un de ses apôtres Thaddée (Jude). Édesse fut ensuite nommée Ourfa et demeura le siège d’une principauté.  Aujourd’hui la ville est nommée Şanlıurfa depuis 1984 (en Turquie).

[2] In « Arménie, un atlas historique », p.22 et carte p.23. Édition Sources d’Arménie, 2017.

[3] Source : Ambassade d’Arménie en Irak

[4] In « L’extermination des déportés arméniens ottomans dans les camps de concentration de Syrie-Mésopotamie ». N° spécial de la Revue d’Histoire Arménienne Contemporaine, Tome II, 1998. Raymond H.Kevorkian. p.15

Ararat, la montagne mythique des Arméniens. Arménie Occidentale / Turquie orientale.
Juillet 2015 © Pascal Maguesyan
-Carte d'Arménie au IVe siècle
© "Arménie, un atlas historique", p.23, éditions Sources d'Arménie, 2017
Monastère Saint Barthélemy, en ruines. Arménie Occidentale / Turquie orientale : Alpayrag (Zapbaşı).
2015 © Pascal Maguesyan
Couvent des Miracles d'Ardzgué.
Arménie Occidentale / Turquie orientale : Adilcevaz. 2012 © Pascal Maguesyan

L’église arménienne catholique en Irak : démographie et organisation

En 1914, les Arméniens catholiques d’Irak étaient 300. Entre la fin de la première guerre mondiale et la chute du régime baasiste en 2003, la communauté catholique arménienne a atteint jusqu’à 3000 membres[1]. Depuis lors, la communauté catholique arménienne a diminué, en raison de l’insécurité et des persécutions antichrétiennes. En 2012, il y avait 1650 baptisés catholiques arméniens en Irak (Bagdad)[2].

L’archevêché arménien catholique de Bagdad a été fondé le 29 Juin 1954, alors que vivaient déjà en Irak plusieurs milliers d’Arméniens Catholiques. Cet archevêché est placé sous la juridiction du Patriarcat de Cilicie des Arméniens Catholiques, dont le siège est à Bzommar au Liban.

L’église catholique arménienne en Irak compte deux églises, à Bagdad : la cathédrale Notre Dame de Narek (Notre-Dame du Rosaire) et l’ancienne cathédrale du Sacré Cœur de Jésus.

La Primature des Arméniens catholiques d’Irak est vacante depuis le décès de l’archevêque Emmanuel Dabbaghian, le 13 septembre 2018.

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[1] Source ambassade d’Arménie en Irak

[2] Source http://boowiki.info/art/dioceses-catholiques-en-irak/archieparchie-de-bagdad-des-armeniens.html#goto-2

-Frontières politiques Sud-Caucase, Mésopotamie, Proche-Orient
© France-Arménie, 2008

Histoire de la cathédrale arménienne catholique Notre-Dame de Narek (Notre-Dame du Rosaire) de Bagdad.

La cathédrale arménienne catholique Notre-Dame de Narek a été consacrée en 1998. Elle porte le nom d’un grand saint arménien de l’an mille, Grégoire de Narek. Elle est également placée sous le patronage de Notre-Dame du Rosaire.

Sa construction fut jugée nécessaire en raison de l’accroissement de la communauté catholique arménienne de Bagdad, qui jusqu’alors célébrait dans l’église cathédrale du Sacré Cœur de Jésus (voir notice).

L’érection de la cathédrale fut portée par le patriarche de Cilicie des Arméniens Catholiques Hovhannes Bédros XVIII Kasparian  (1982-1998), ancien archevêque de Bagdad (1973–1982). Il posa la première pierre de cet édifice, dont l’archevêque arménien catholique Paul Coussa (1983-2001) fut la cheville ouvrière. Ce dernier voyagea dans le monde entier pour collecter les fonds nécessaires.

Les travaux commencèrent en 1992, deux ans après l’inauguration d’une salle des fêtes, au-dessus de laquelle fut édifiée la cathédrale. L’inauguration eût lieu le 18 octobre 1998 en présence du patriarche catholique arménien Hovhannes Bédros XVIII Kasparian, un mois avant sa retraite épiscopale. Le nonce apostolique en Irak, mais aussi de nombreux prêtres, religieux, laïcs et fidèles de toutes confessions participèrent à cet évènement.

Après la chute du régime baasiste en 2003, les attaques contre les églises se sont multipliées à Bagdad. La cathédrale Notre-Dame de Narek (Notre-Dame du Rosaire) a été visée le 1er août 2004 par un attentat. En dépit de cette insécurité, la cathédrale est restée un lieu de vie important. Les célébrations et les activités religieuses et sociales n’ont jamais cessé.

Khatchkar (Stèle à croix) en mémoire des victimes du génocide des Arméniens, dans la cour de la cathédrale catholique arménienne Notre-Dame de Narek de Bagdad.
Avril 2018 © Laith Basil Nalbandian / MESOPOTAMIA

Qui était Saint Grégoire de Narek ?

Saint Grégoire naquit au village de Narek entre 940 et 950 et mourut entre 1003 et 1010. Bourgade agricole arménienne typique à 2 km au sud du lac de Van, le village de Narek est occupé par les Kurdes depuis le génocide des Arméniens en 1915-1917. Le village de Saint Grégoire de Narek a été transformé. Il se nomme Yemiçlik depuis 1934.

Saint Grégoire de Narek fut un célèbre moine et prêtre arménien du Xe siècle, mais aussi un fantastique poète mystique de langue arménienne dont l’œuvre a traversé les siècles et les frontières. Auteur d’odes, d’hymnes, de panégyriques, de litanies et de méditations, il est surtout connu pour son mémorable Livre des Lamentations, reconnu comme un chef d’œuvre de la littérature chrétienne universelle.

Il fut proclamé 36ème docteur de l’Église par le pape François le dimanche 12 avril 2015 en la basilique Saint-Pierre de Rome, devant les fidèles de rite arménien, à l’occasion du centenaire du génocide des Arméniens. « Des 36 docteurs de l’Église, Grégoire de Narek est le deuxième oriental (ne parlant ni grec ni latin et vivant hors des limites de l’empire byzantin), après Saint Ephrem de Nisibe. Il était très important, dans l’état actuel de cette prise de conscience hélas tardive pour les chrétiens d’Orient, que cette année-ci au moins -2015-, un autre oriental devienne docteur de l’Église »[1].

Le monastère Narek où résida Saint Grégoire et où il fut inhumé est « resté jusqu’au XXe siècle le lieu de rassemblement d’innombrables pèlerins.[2] ». Ce grand monastère a été pillé en 1895 pendant les massacres hamidiens. Lors du génocide en 1915, les 123 familles arméniennes du village ont été décimées. Le monastère de Narek a été totalement rasé en 1951 sur ordre des autorités turques. En lieu et place a été construite une mosquée.

Fêté le deuxième samedi d’octobre dans l’Église apostolique arménienne, Saint Grégoire de Narek est célébré le 27 février dans l’Église catholique.

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[1] Jean-Pierre Mahé, membre de l’Institut et traducteur de l’œuvre de Saint Grégoire. Lire « Trésor des fêtes, hymnes et odes de Grégoire de Narek ». Ed. Peeters. 2014.

[2] Source : Union Internationale des Organisations Terre et Culture.

Le monastère Saint Grégoire de Narek. Vue générale sud-est
© Congrégation des Mékhitaristes de Vienne / www.collectif2015.org.
Une pierre à croix : ultime trace du monastère Saint Grégoire de Narek, détruit et remplacé par une mosquée. Arménie occidentale / Turquie orientale : village de Narek (Yemişlik).
2011 © Pascal Maguesyan.
Timbre poste émis par l'Arménie en 2015, à l'occasion du 1070e anniversaire de la naissance de Saint Grégoire de Narek
© Poste de la République Arménie

Description de la cathédrale arménienne catholique Notre-Dame de Narek (Notre-Dame du Rosaire) de Bagdad

La cathédrale arménienne catholique Notre-Dame de Narek (Notre-Dame du Rosaire) se dresse à l’intérieur d’un domaine religieux clos par un haut mur d’enceinte hérissé de barbelés.

Construit par un ingénieur arménien d’Égypte, l’édifice orienté vers l’Orient est typique de l’architecture sacrée arménienne. Massive et élancée, construite en béton armé, la cathédrale est entièrement recouverte de pierres de parement ocre-beige. Elle présente un plan cruciforme libre (les bras de la croix sont visibles de l’extérieur) et longitudinal (l’axe est-ouest de la croix est plus long que l’axe nord-sud). Sa coupole circulaire est formée d’un tambour à fenêtres et d’une coiffe pyramidale surmontée d’une croix arménienne métallique. De hautes fenêtres à claire-voie et vitraux fendent les façades nord et sud et laissent pénétrer la lumière. Deux portes latérales sont ouvertes sur ces façades. Au-dessus de la porte sud, à l’intérieur, est accroché un tableau du Saint Patron de la cathédrale, Grégoire de Narek.

L’entrée occidentale de la cathédrale est précédée d’un grand porche clocher à trois niveaux, avec un lanternon surmonté d’une croix arménienne métallique. Une fois passée cette porte, une large tribune regarde le sanctuaire que surmonte une grande peinture murale symbolisant le rayonnement de l’Esprit Saint. Un chemin de croix sculpté de hauts-reliefs fait le tour de nef. Le Saint-des-Saints, réservé aux prêtres et aux diacres, est en forme de tribune haute. Sur ce bèm, que ferme un double rideau de velours rouge, se dresse un maître-autel à degrés en forme de façade d’église à colonnettes. Derrière celui-ci, un déambulatoire longe une abside semi-circulaire percée de fausses fenêtres à colonnettes et arcs plein-cintre. En plus du maître-autel, on observe aussi au pied du bèm, à gauche et à droite devant les portes du baptistère et de la sacristie, deux autels latéraux en forme de façade d’églises à vitraux. L’autel de droite est consacré à Sainte Rita, la patronne des causes désespérées. Celui de gauche est consacré à Saint Grégoire l’illuminateur, fondateur et premier catholicos de l’église nationale arménienne en l’an 301.

Les abords de la cathédrale : Devant la  façade occidentale de l’église, à droite, se trouve un khatckar (pierre à croix arménienne finement ciselée) en mémoire des martyrs du génocide des Arméniens de 1915. À gauche de la façade se trouve une reproduction stylisée de la grotte de Lourdes contenant une statue sous vitre de la Vierge Marie.

Autour de la cathédrale : Le grand terrain sur lequel se trouve la cathédrale comprend des bâtiments civils. On y trouve bien-sûr l’archevêché catholique arménien. On y trouve également deux salles à vocation religieuse et sociale. La première porte le nom de la Sainte Famille. La deuxième, sous la cathédrale porte le nom de son mécène, Abikian. Il y a également une crèche, une salle de catéchisme et un établissement scolaire.

Cathédrale catholique arménienne Notre-Dame de Narek de Bagdad.
Février 2018 © Pascal Maguesyan / MESOPOTAMIA
Façade et porche d'entrée de la cathédrale catholique arménienne Notre-Dame de Narek de Bagdad.
Avril 2018 © Laith Basil Nalbandian / MESOPOTAMIA
Reproduction d'une grotte de Lourdes dans la cour de la cathédrale catholique arménienne Notre-Dame de Narek de Bagdad.
Février 2018 © Pascal Maguesyan / MESOPOTAMIA
Vue latérale de la cathédrale catholique arménienne Notre-Dame de Narek de Bagdad.
Avril 2018 © Laith Basil Nalbandian / MESOPOTAMIA
Jardins de l'archevêché catholique arménien Notre-Dame de Narek de Bagdad.
Avril 2018 © Laith Basil Nalbandian / MESOPOTAMIA
Entrée de la cathédrale catholique arménienne Notre-Dame de Narek de Bagdad.
Avril 2018 © Laith Basil Nalbandian / MESOPOTAMIA
Nef de sanctuaire de la cathédrale catholique arménienne Notre-Dame de Narek de Bagdad.
Avril 2018 © Laith Basil Nalbandian / MESOPOTAMIA
Maître-autel de la cathédrale catholique arménienne Notre-Dame de Narek de Bagdad.
Avril 2018 © Laith Basil Nalbandian / MESOPOTAMIA
Maître-autel et déambulatoire de la cathédrale catholique arménienne Notre-Dame de Narek de Bagdad.
Avril 2018 © Laith Basil Nalbandian / MESOPOTAMIA
Nef, entrée et tribune de la cathédrale catholique arménienne Notre-Dame de Narek de Bagdad, vues depuis le sanctuaire.
Avril 2018 © Laith Basil Nalbandian / MESOPOTAMIA

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