L’église Sourp Asdwadzadzin de Bagdad (Église de la Sainte-Mère de Dieu, dite Miskinta)

L’église arménienne Sourp Asdwadzadzin (Sainte-Mère de Dieu ; dite Miskinta) se situe à 33°20’45.66″N  44°23’11.88″E et 46 mètres d’altitude, dans le quartier Al-Mīdan de Bagdad, à 400 mètres de la rive orientale du Tigre. Il s’agit de la plus vieille église de Bagdad encore en activité.

L’église Sourp Asdwadzadzin (Sainte-Mère de Dieu ; dite Miskinta) a été construite en 1639-1640 à l’initiative d’un officier d’artillerie arménien au service du Sultan ottoman Mourad IV. Cet officier, nommé Kevork Nazarian (Gog Nazar) eût semble-t-il un rôle important durant le siège et la conquête de Bagdad en 1638.

L’église a subi des rénovations-reconstructions successives, notamment  au xixème siècle. Reconstruite en 1967-70, elle semble avoir progressivement perdu son caractère d’origine.  

Photo : Église Sourp Asdwadzadzin de Bagdad. Vue depuis la cour intérieure. Mars 2018. © Pascal Maguesyan / MESOPOTAMIA

Localisation 

L’église Sourp Asdwadzadzin (Sainte-Mère de Dieu ; dite Miskinta) se situe à 33°20’45.66″N  44°23’11.88″E et 46 mètres d’altitude, dans le quartier Al-Mīdan de Bagdad, à 400 mètres de la rive orientale du Tigre.

Église Sourp Asdwadzadzin de Bagdad. Quartier Al Midan.
Mars 2018. © Pascal Maguesyan / MESOPOTAMIA
Église Sourp Asdwadzadzin de Bagdad. Quartier Al Midan.
Mars 2018. © Pascal Maguesyan / MESOPOTAMIA

Les sources de la présence arménienne en Irak

Les sources de la présence arménienne en Mésopotamie ont accompagné l’histoire des siècles dès l’Antiquité.  Au Ier siècle avant J.-C. l’Adiabène (dont Arbelès / Erbil fut la « capitale ») fut partie intégrante du Royaume d’Arménie de Tigrane II le Grand. Au tout début du IVe siècle, l’Adiabène était encore la marche méridionale de l’Arménie, devenue en l’an 301 le tout premier royaume chrétien de l’histoire. « Probablement aussi, il y eut vers 328-329 une entrevue entre les deux seuls souverains chrétiens de l’époque : l’empereur romain Constantin Ier  et l’Arménien Tiridate III. Constantin Ier confirma le rôle de Tiridate III pour l’évangélisation de l’Orient. C’est ainsi que des missionnaires arméniens participèrent à l’évangélisation de la Mésopotamie et du royaume sassanide, comme le  relate l’historien grec Sozomène, vers 402 : « Ensuite, parmi les peuples voisins, la croyance progressa et s’accrut d’un grand nombre et je pense que les Perses se christianisèrent grâce aux importantes relations qu’ils entretenaient avec les Osroéniens et les Arméniens (…) »[1] ».

Au XVIIe de nouvelles communautés arméniennes s’implantèrent en Mésopotamie irakienne après que le Perse Shah Abbas Ier eût conquis Bagdad en 1623. Dans les toutes premières années du XVIIe siècle, le roi perse déporta la population arménienne de Djougha (ancienne cité arménienne du Nakhitchevan sur la rive nord de l’Araxe). 12000 Arméniens furent ainsi réimplantés dans la Nouvelle Djougha, aux portes d’Ispahan, afin de participer au développement de la nouvelle capitale de l’Empire perse séfévide. À la mort du Shah, les Arméniens de Perse connurent une période de troubles. Nombre d’entre eux se déplacèrent en Mésopotamie et s’installèrent à notamment à Bassorah (sud de l’actuelle Irak), tandis que d’autres poursuivirent leu chemin jusqu’en Inde.

La reprise de Bagdad en 1638 par le sultan ottoman Mourad IV avec l’aide de soldats arméniens ottomans (voir chapitre ci-dessous) ouvrit un nouvel épisode de l’implantation arménienne à Bagdad. Tout au long de la domination ottomane et jusqu’au déclin de l’Empire au début du XXe siècle, les Arméniens développèrent leurs institutions, tant et si bien qu’au début du XIXe siècle ils étaient dit-on près de 90 000 en Irak[2].

Le génocide des Arméniens de l’Empire ottoman en 1915-1917 constitua une ultime et dramatique source migratoire des Arméniens vers la  Mésopotamie irakienne. Déportés des provinces orientales de l’Empire, venant du nord (Diyarbakır) le long du Tigre, de l’ouest (Ras-al-Aïn) le long de la ligne de chemin de fer allant d’Alep à Bagdad, mais aussi de Van en passant au préalable par la Perse, les Arméniens parvinrent dans certaines zones de relégation à Zakho, Avresk, Avzrog, mais aussi Mossoul et Kirkouk. À cet égard, il faut évoquer un tragique épisode. En janvier 1916 en 2 nuits seulement, 15000 déportés arméniens à Mossoul et dans ses environs furent exterminés, attachés 10 par 10, et jetés dans les eaux du Tigre. Déjà, bien avant ce carnage, dès le 10 juin 1915, le consul allemand à Mossoul, Holstein, télégraphia à son ambassadeur des scènes édifiantes: « 614 arméniens (hommes, femmes, enfants) expulsés de Diarbékyr et acheminés sur Mossoul ont tous été abattus en voyage pendant le voyage en radeau (sur le Tigre). Les kelek sont arrivés vides hier. Depuis quelques jours le fleuve charrie des cadavres et des membres humains (…)[3]»

Aujourd’hui, les Arméniens d’Irak sont pour la plupart des descendants des rescapés du génocide de 1915. Politiquement effacés, connus pour leur loyauté, ils développèrent leurs infrastructures éducatives, sociales et religieuses.

Très majoritairement membres de l’église apostolique arménienne (autocéphale depuis son origine en l’an 301), les Arméniens d’Irak comptent également nombre de catholiques[4] ainsi qu’une petite communauté évangélique.

Après le renversement de Saddam Hussein en 2003, la situation s’est considérablement dégradée. Les attaques islamico-mafieuses contre les Chrétiens irakiens ont également visé les Arméniens et leurs églises. Le 1er août 2004, la cathédrale arménienne catholique Notre Dame du Rosaire, à Bagdad, dans le quartier de Karada, a été ciblée par un attentat à l’explosif.  Une église arménienne en construction à Mossoul a également été visée le 4 décembre 2004. Depuis près de 20 ans, l’émigration des Arméniens d’Irak est rythmée par ces différentes vagues de violence. La bataille de Mossoul au cours de l’été 2017 et l’intensité des bombardements a également affecté le patrimoine arménien. Avant 2003, il y avait vraisemblablement plus de 25 000 Arméniens en Irak, aujourd’hui les responsables communautaires parlent de 10000 à 13000 Arméniens en Irak. La moitié habiterait encore Bagdad.

[1] In « Arménie, un atlas historique », p.22 et carte p.23. Édition Sources d’Arménie, 2017.

[2] Source : Ambassade d’Arménie en Irak

[3] In « L’extermination des déportés arméniens ottomans dans les camps de concentration de Syrie-Mésopotamie ». N° spécial de la Revue d’Histoire Arménienne Contemporaine, Tome II, 1998. Raymond H.Kevorkian. p.15

[4] Sur le site web de l’ambassade d’Arménie en Irak, on peut lire : « En 1914, les Arméniens catholiques d’Irak étaient 300. Après la première guerre mondiale et jusqu’en 2003, la communauté est parvenue à 3000 membres. De nos jours, les Arméniens catholiques en Irak comptent 200 à 250 familles. Les Arméniens catholiques ont deux églises. L’une nommé Notre Dame des Fleurs bâtie en 1844, l’autre nommée Sacré Cœur de Jésus bâtie en 1937. En 1997 la principale église catholique arménienne a été restaurée et est considérée comme la plus grande église de Bagdad. L’archevêque Emmanuel Dabaghian est le Primat des Arméniens catholiques d’Irak. »

 

Ararat : la montagne mythique des Arméniens. Arménie-Occidentale / Turquie orientale.
Juillet 2015 © Pascal Maguesyan
Carte d'Arménie dessinée par le Père Hyacinthe Simon, o.p.
© Fonds Mossoul. Archives de la Bibliothèque du Saulchoir (Province domincaine de France)
Carte du vilayet arménien de Van (Arménie ottomane)
Fonds Mossoul. Inventaire IV 100.8.4.5. Archives de la Bibliothèque du Saulchoir (Province domincaine de France)
Carte d'Arménie au IVe siècle.
© In "Arménie, un atlas historique", p.23, éditions Sources d'Arménie, 2017
Frontières politiques Sud-Caucase, Mésopotamie, Proche-Orient
© France-Arménie, 2008
Croquis du monastère arménien Hokots Vank du Père Jacques Rhétoré, o.p.
© Fonds Mossoul. Archives de la Bibliothèque du Saulchoir (Province domincaine de France)
Ruines du monastère arménien de Scantchelakordzi Vank. Adilcevaz, province de Van, Arménie-Occidentale / Turquie Orientale.
Juillet 2012 © Pascal Maguesyan

Histoire de l’église arménienne Sourp Asdwadzadzin

L’église arménienne Sourp Asdwadzadzin (Sainte-Mère de Dieu ; dite Miskinta) a été construite en 1639-1640 à l’initiative d’un officier d’artillerie arménien au service du Sultan ottoman Mourad IV. Cet officier, nommé Kevork Nazarian (Gog Nazar) eût semble-t-il un rôle important durant le siège et la conquête de Bagdad en 1638. C’est grâce à son unité de canonniers  que les murailles de Bagdad auraient été percées et que les ottomans purent conquérir Bagdad. Pour prix de sa réussite, il lui fut accordé l’érection de l’église Sourp Asdwadzadzin (Sainte-Mère de Dieu ; dite Miskinta).

L’histoire ne s’arrête pas là, puisque le héros fit parvenir à Bagdad certaines  des reliques des « 40 martyrs de Sébaste », les célèbres soldats de la douzième légion romaine en garnison à Mélitène en Arménie Mineure (aujourd’hui Malatya en Turquie), qui furent condamnés à périr de froid, nus sur un étang gelé de Sébaste (aujourd’hui Sivas en Turquie), parce qu’ils refusèrent d’abjurer leur foi chrétienne. Ces saintes reliques furent placées par Kevork Nazarian dans une niche située dans le mur de gauche (quand on regarde l’église depuis le sanctuaire) de l’église Sourp Asdwadzadzin (Sainte-Mère de Dieu ; dite Miskinta).

En 1967-1970, d’importants travaux de reconstruction de l’église Sourp Asdwadzadzin (Sainte-Mère de Dieu ; dite Miskinta) eurent lieu sous le pontificat du catholicos arménien d’Etchmiadzine Vazguen Ier et sous l’autorité de l’archevêque de Bagdad Asoghic Ghazarian.

Le reliquaire octogonal de marbre contenant les restes des « 40 martyrs de Sébaste » fut alors retrouvé et sur celui-ci était gravé en lettres arméniennes la date de 1663. Le reliquaire fut alors repositionné dans sa place originelle.

Pour toutes ces raisons, l’église apostolique arménienne revendique et justifie la fondation, la propriété et la jouissance de l’église Sourp Asdwadzadzin (Sainte-Mère de Dieu ; dite Miskinta). Ces sources sont cependant contestées par l’Église de l’Orient qui estime avoir fondé l’église avant qu’elle ne devienne arménienne. Dans son livre Les églises de Bagdad et ses demeures, le père Būtros Haddad soutient que l’église a été construite entre 1616-1628, soit une dizaine d’années avant sa fondation en 1639 revendiquée par l’Église apostolique arménienne.

Au cours de la période ottomane, qui dura près de quatre siècles et jusqu’au démantèlement de l’Empire début XXe, l’église Sourp Asdwadzadzin (Sainte-Mère de Dieu ; dite Miskinta) dût faire face à de nombreuses difficultés.

Occupée plus d’une fois, l’église aurait été dit-on récupérée contre versement de fonds. La controverse toujours d’actualité, rapporte que l’église aurait été restituée à la communauté qui versa le plus d’argent. En l’occurrence l’Église apostolique arménienne au détriment de l’Église de l’Orient. Légende populaire ou pas, de nos jours, ce n’est pas l’acte de propriété arménien de cette église qui est remis en cause mais l’authenticité arménienne de sa fondation.

L’église Sourp Asdwadzadzin (Sainte-Mère de Dieu ; dite Miskinta) a subi des rénovations-reconstructions successives, notamment  au xixème siècle, mais aussi au cours des dernières années. Reconstruite en 1967-70, elle semble avoir progressivement perdu son caractère d’origine.

Église Sourp Asdwadzadzin de Bagdad. Vartan Asoian tient une photocopie du canon qui perça les murailles de Bagdad en 1638.
Mars 2018. © Pascal Maguesyan / MESOPOTAMIA
Église Sourp Asdwadzadzin de Bagdad. Plaque commémorative de l'année de construction de l'église en 1939.
Mars 2018. © Pascal Maguesyan / MESOPOTAMIA
Église Sourp Asdwadzadzin de Bagdad. Vue depuis la cour intérieure.
Mars 2018. © Pascal Maguesyan / MESOPOTAMIA
Église Sourp Asdwadzadzin de Bagdad. Stèle gravée en arménien.
Mars 2018. © Pascal Maguesyan / MESOPOTAMIA
Église Sourp Asdwadzadzin de Bagdad. Stèle gravée en arménien.
Mars 2018. © Pascal Maguesyan / MESOPOTAMIA
Église Sourp Asdwadzadzin de Bagdad. Stèle gravée en arménien.
Mars 2018. © Pascal Maguesyan / MESOPOTAMIA
Église Sourp Asdwadzadzin de Bagdad. Plaque commémorative des travaux d'aggrandissement et d'embellisement du domaine religieux.
Mars 2018. © Pascal Maguesyan / MESOPOTAMIA

Description de l’église Sourp Asdwadzadzin

L’église Sourp Asdwadzadzin (Sainte-Mère de Dieu ; dite Miskinta) se situe dans un domaine religieux entouré d’un haut mur d’enceinte, dont le porche est surmonté d’un tableau à croix métallique de style arménien. Une fois passé le portail d’entrée une petite cour longe la façade est de l’église au bout de laquelle est adossé un clocher ouvert à tambour percé de 8 arcs plein cintre et surmonté d’une coiffe octogonale.  Sans aucun élément décoratif, ce clocher en béton armé présente une forme typiquement arménienne.

On accède ensuite à une vaste cour intérieure autour de laquelle sont  disposées l’église et ses dépendances.

Sur ce parvis la structure de l’église Sourp Asdwadzadzin (Sainte-Mère de Dieu ; dite Miskinta) apparaît plus clairement.

Les matériaux employés pour la reconstruction de l’église combinent la brique pour l’ornementation des murs et le béton armé pour une insolite couverture.

La toiture de l’église Sourp Asdwadzadzin (Sainte-Mère de Dieu ; dite Miskinta) est formée de quatre voûtes transversales en berceau, percées aux extrémités de fenêtres semi-circulaires, puis d’un dôme à tambour octogonal typique de l’architecture religieuse arménienne qui s’élève au dessus du sanctuaire et derrière lequel une abside saillante polygonale abrite le baptistère et la sacristie.

Pour pénétrer dans l’église, il faut passer par un « jamadoun » (narthex caractéristique de l’architecture religieuse arménienne) surmonté d’un dôme à tambour polygonal équipé d’arcatures à claire-voie. À l’intérieur, le jamadoun est équipé d’un grand bac à bougies et décoré de tableaux mariaux et autres objets christiques. Après avoir passé le jamadoun, on accède à l’église proprement dite, dans le fonds de la nef sous la tribune des clercs qui chantent les offices.

Édifice mononef, l’église Sourp Asdwadzadzin (Sainte-Mère de Dieu ; dite Miskinta) est équipée de niches latérales dans les murs desquels sont encastrées des pierres à croix et des pierres gravées d’inscription arméniennes dont une datée de 1750.

Un chancel ferronné sépare la nef du sanctuaire. Celui-ci est organisé en 2 parties distinctes et complémentaires, dans le respect de l’architecture sacrée arménienne. Sa partie basse, tapissée, est réservée aux diacres et servants de messe. Sa partie haute, derrière un rideau de velours rouge, se dresse sur podium sur lequel est installé un bel autel à degrés orné d’une peinture à l’huile de la Mère de Dieu.

Le trésor de cette église est incontestablement le coffre reliquaire des « 40 martyrs de Sébaste » (voir chapitre ci-dessus). Ce coffre octogonal enrichi d’inscriptions arméniennes de 1663 est installé dans une belle niche de marbre encastrée dans le mur gauche à l’entrée de l’église. Revêtu d’un voile, on peut l’apercevoir derrière un petit grillage doré et ouvragé.

Ce n’est pourtant pas nécessairement pour honorer ces martyrs qu’affluent les pèlerins à l’église Sourp Asdwadzadzin (Sainte-Mère de Dieu ; dite Miskinta). Il s’agit en effet d’un remarquable sanctuaire marial fréquenté par de très nombreux irakiens de toutes confessions, chrétiens et musulmans. Pendant la fête de l’Assomption de la Vierge Marie, le 15 Août de chaque année, l’église aménienne est bondée.

La communauté arménienne a construit au cours de ces dernières années de nouveaux bâtiments autour de l’église pour des visiteurs toujours plus nombreux. La cour de l’église a été agrandie et embellie.

Église Sourp Asdwadzadzin de Bagdad. Façade nord-est.
Mars 2018. © Pascal Maguesyan / MESOPOTAMIA
Église Sourp Asdwadzadzin de Bagdad. Entrée sud-ouest par le narthex.
Mars 2018. © Pascal Maguesyan / MESOPOTAMIA
Église Sourp Asdwadzadzin de Bagdad. Intérieur du narthex.
Mars 2018. © Pascal Maguesyan / MESOPOTAMIA
Église Sourp Asdwadzadzin de Bagdad. Nef et sanctuaire.
Mars 2018. © Pascal Maguesyan / MESOPOTAMIA
Église Sourp Asdwadzadzin de Bagdad. Pierre à croix avec inscriptions arméniennes.
Mars 2018. © Pascal Maguesyan / MESOPOTAMIA
Église Sourp Asdwadzadzin de Bagdad. Pierre à croix avec inscriptions arméniennes.
Mars 2018. © Pascal Maguesyan / MESOPOTAMIA
Église Sourp Asdwadzadzin de Bagdad. Pierre à croix.
Mars 2018. © Pascal Maguesyan / MESOPOTAMIA
Église Sourp Asdwadzadzin de Bagdad. Petit autel de carême (prie-Dieu)
Mars 2018. © Pascal Maguesyan / MESOPOTAMIA
Église Sourp Asdwadzadzin de Bagdad. Maître-autel.
Mars 2018. © Pascal Maguesyan / MESOPOTAMIA
Église Sourp Asdwadzadzin de Bagdad. Coffre-reliquaire des 40 martyrs de Sébaste.
Mars 2018. © Pascal Maguesyan / MESOPOTAMIA
Église Sourp Asdwadzadzin de Bagdad. Bénitier.
Mars 2018. © Pascal Maguesyan / MESOPOTAMIA

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